Science
Tester votre vision périphérique
Notre monde n’est pas perçu tel qu’il est réellement, mais tel que notre cerveau l’interprète. La réalité est donc, en quelque sorte, une construction de l'esprit. Et PERIPHERAL nourrit cette perception.

Suivez-les du doigt pour vous en persuader.
Effet Phi : une balle de couleur va commencer à se déplacer.
En savoir un peu plus sur votre cerveau

Notre cerveau est constitué de différentes zones qui hébergent des fonctionnements différents les uns des autres. L'ouvrage de Daniel Kahneman « Thinking, Fast and Slow » ou les travaux d'Andrew Budson montrent les relations complexes entre les différents mécanismes conscients ou ceux plus intuitifs de notre cerveau, et leur compétition pour capturer notre attention.
Chez PERIPHERAL nous utilisons les mécanismes du cerveau intuitif ou « système 1 » qui fonctionnent en parallèle et en continu sans que nous nous en rendions compte. Ils sont responsables en particulier de notre équilibre, de nos émotions et de notre vigilance. En produisant des sollicitations visuelles spécifiques dans la zone de vision périphérique, nous déclenchons les mécanismes de la vigilance. Certains de ces mécanismes de détection sont universels chez l'homme, comme le mouvement d'un serpent.
La vigilance est peu sensible à la charge cognitive et au stress : il est alors possible d'orienter, de suggérer un ralentissement ou une accélération à un opérationnel qui réalise sa mission et qui est en mouvement. Imaginez-vous en train de marcher dans la campagne : soudain vous tournez votre tête à droite car votre cerveau a détecté la présence d'un cheval dans le champ et cela a attiré votre attention. Quelques instants plus tard, la forme sombre d'un cycliste qui vous double provoque une réaction de protection du corps incontrôlable.
L'insert connecté que nous installons dans les masques est bourré d'électronique. Un logiciel en temps réel analyse l'orientation de la tête et donc l'orientation spatiale de la représentation que l'individu se fait de l'environnement. Ainsi les scintillements lumineux s'adaptent en continu au mouvement de la tête et se superposent à la perception de l'environnement. Cette information égocentrée ne nécessite aucune interprétation cognitive, elle est donc sans erreur.
Traduire une information en dynamique sensorielle impose de prendre en compte l'expérience vécue par l'utilisateur. Dans un cas de guidage, selon la vitesse et le type de virage à prendre, l'information transmise sera différente en intensité et en temps, pour prévenir de l'arrivée du carrefour ou de l'orientation de la future route par exemple.
PERIPHERAL utilise l’attention visuo-spatiale implicite et exogène qui est automatique… ainsi la vision centrale est préservée.
